LE RAP ET HOMOSEXUALITE... source: http://www.citebeur.fr

LE RAP ET HOMOSEXUALITE... source: http://www.citebeur.fr
Et si l'industrie du rap acceptait un collectif ouvertement homosexuel ?

Révolution dans les bacs chez les disquaires. La Funky Family a laissé la première place des hits à Gay Family.
Un collectif de rappeurs véritablement engagé et qui passent par quatre chemins pour vous asséner des vérités bonnes à manger sans sauce.

Ces trois phrases sont nées de mon imagination , car aujourd'hui je ne connais pas un tel groupe et je crois bien qu'il n'existe d'ailleurs pas.

Constat très simple : Les majors de l'univers du rap ne tolère que difficilement les écart de conduite. Ici l'argent est roi , gouverne les textes pour mieux les rendre rageurs avec une fausse authenticité empreint d'un soupçon de malhonnêteté intellectuelle. Place aux revendications , aux cris ou au bastons , Mais ramener votre fion uniquement si vous êtes une fille bien roulée. De plus la culture rap Française, même si elle acouche de groupes véritablement créatifs (comme Funky Family ou iam pour ne citer qu'eux) , fonctionne bel et bien pareillement qu'une société qui ne récompense que les meilleurs . Les exclus du système se retrouvent au bord des trottoirs de la gloire , sans avenir artistique ou presque. La culture Rap n'a pas encore fait le chemin qui lui permettre d'être acceptée par tous. Elle est encore trop imprégnée par des luttes intestines et des soifs de revanche ou de vengeance.

Elle se veut représentative d'une génération qui comme les autres , exclue ce qu'elle ne peut comprendre .

Et pourtant il y aurait un intérêt évident à accepter en son sein , une formation Gay.

Ne pas ignorer que sous des airs infréquentables , certains groupes ont des leaders Gays qui n'ont pas fait leur coming-out . Les groupes prônent le respect et le non racisme mais dés qu'ils peuvent taper verbalement sur du PD , ils ne se gènent pas. En quelque sorte , il fabriquent eux aussi une société basée sur un forme d'exclusion. Que pensez des propos de certains sur l'homosexualité lors des débats qui ont agités la mise en ½uvre du Pacs ??
Pour cela , seules les lesbiennes tendance chic et salope , trouvent grâce a leurs yeux (mais c'est facile à comprendre.) Alors pour changer tout cela , il faudrait qu'un artiste perce avec des textes engagés et n'hésite pas à montrer que l'homosexualité peut aussi se vivre en citée

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# Posted on Friday, 25 August 2006 at 8:19 AM

Edited on Tuesday, 25 March 2008 at 11:09 AM

La double vie de Djamel gay et beur en banlieue... source: http://www.kelma.org

La double vie de Djamel gay et beur en banlieue... source:  http://www.kelma.org
DJAMEL (*) a eu beau expliquer à sa soeur que " c'est Dieu qui crée les lesbiennes, les homos, les hétéros et la vie ", rien n'y a fait : depuis le jour où Salima, 20 ans, s'est emparée du téléphone portable de son frère, de trois ans son aîné, pour écouter ses messages, elle ne lui adresse plus la parole. Sur le répondeur de Djamel, son petit ami de l'époque lui déclarait sa flamme... " Ces choses-là ne se disent pas entre mecs. Tu devrais arrêter ", a décrété l'indiscrète. Avant de prononcer son terrible verdict : " Je ne te parlerai plus jamais de la vie ! " La brouille dure depuis près d'un an sans que les parents, ni les quatre autres frères et soeurs, en connaissent la cause.

Tee-shirt Adidas, jean Levi's et baskets, Djamel, cheveux courts et moustache fine, mène avec fougue sa double vie, au risque de la schizophrénie : peintre en bâtiment sans histoires la semaine dans la grande ville de l'Oise où il est né ; jeune branché qui s'éclate dans les bars et boîtes de nuit homosexuelles de Paris le week-end.

Pas question naturellement d'afficher son homosexualité dans la ville de grande banlieue où il partage un appartement avec son frère : " Ici, les homos sont rejetés. Dans les lieux de drague, il arrive même que certains se fassent tabasser.

Moi, je n'y vais pas, je n'ai pas envie de me faire remarquer ", explique-t-il. Au boulot, le jeune peintre gay s'amuse, comme il dit, à " jouer les mecs-mecs ". Tous mariés et pères de famille, les collègues font souvent des plaisanteries sur " les pédés " : " Dans ces cas-là, je donne le change ", explique Djamel qui n'ose rien dire non plus à ses copains. Quand un curieux lui demande s'il a une copine, il répond " oui " sans hésiter, inventant les prénoms d'hypothétiques conquêtes : Isabelle, Estelle...

A ses parents, nés en Algérie, il ne ment que par omission : lorsqu'ils s'inquiètent de savoir quand il se décidera à prendre femme, il répond, philosophe : " Quand elle viendra ! " En vérité, il a bien essayé une fois ou deux, mais " les filles, confie-t-il, ça ne m'excite pas ! ".

Chauffeur routier, son père ne se doute de rien : " S'il savait que je ne vais pas perpétuer la génération, il serait furieux ", dit-il, le sourire crispé. Avant d'ajouter, du haut de ses 23 ans : " Avoir des enfants, c'est pas dans mon destin ! "

Avec sa mère qu'il " adore ", tout est dans le non-dit. Les appels trop fréquents de l'ex-petit ami de son fils lui auraient-ils mis la puce à l'oreille ? Toujours est-il que lorsqu'il l'a emmenée faire une virée à Paris l'an dernier avec sa nouvelle Golf, celle-ci l'a beaucoup surpris en allant carrément au-devant de ses désirs : " Je lui ai fait voir la tour Eiffel, la tour Montparnasse, les Champs-Elysées et, bizarrement, elle m'a dit : Je veux voir des pédés ! Pour ne pas avoir l'air complexé, je l'ai conduite devant les bars du Marais, elle était contente ! ", raconte le jeune homme. La balade s'est terminée dans un fast-food du XVIIIe arrondissement où le fils n'a pas trouvé les mots pour parler à sa mère. " Elle doit avoir des doutes ", en a-t-il conclu. Evidemment, Djamel préfère aller se promener " seul et anonyme " dans le Marais, d'autant qu'à l'en croire, il a du succès : " Comme il n'y a pas beaucoup de beurs dans les bars du IVe arrondissement, les mecs kiffent (NDLR : " flashent ") sur moi. " Le week-end où nous l'avons rencontré, il avait passé la nuit de samedi à dimanche dans une boîte à la mode du centre de Paris, avant de prendre un train pour rentrer chez lui sur les coups de 6 heures du matin. Réveillé le dimanche à midi, il a repris le train " dans l'autre sens " en fin d'après-midi pour aller boire un verre dans le Marais et danser à la soirée gay Black-Blanc-Beur des Folies Pigalle. Peu avant minuit, il chaloupait, rieur et insouciant, sur une chanson de Khaled. Sans penser que le lendemain à 8 heures, il serait sur son chantier le rouleau à la main à " jouer les mecs-mecs "...

" Ici, pédé, c'est l'insulte suprême "

FOUAD ZERAOUI, président de l'association de beurs gays Kelma

"ETRE PEDE en banlieue, c'est une catastrophe ! " Pour décrire la détresse des jeunes homos dans les cités, Fouad Zeraoui, président de l'association de beurs gays Kelma (" la parole ", en arabe), n'y va pas par quatre chemins : " Ces garçons ne peuvent absolument pas s'assumer car la cité nie l'individu. Au pied des immeubles, où l'homophobie reste très forte, pédé, c'est l'insulte suprême. "

A ses yeux, le plus difficile est d'assumer la double identité beur et homosexuel. Et de raconter l'histoire de Karim, 26 ans, qui s'est " retrouvé à l'hosto " après que ses parents ont ouvert son courrier ; ou le cas de Mourad, 20 ans, envoyé en Algérie pour " guérir " quelques jours après s'être confié à sa mère... " Comme ils n'ont pas les moyens de rompre avec le quartier et la famille pour partir vivre leur vie, les jeunes n'ont d'autre solution que de se fondre dans le groupe, c'est-à-dire de mentir et de draguer les meufs pour faire comme les copains ", constate Fouad Zeraoui, né à Oran (Algérie) il y a trente-trois ans.

Les plus téméraires s'échappent en RER en solitaire à Paris le dimanche pour aller danser à la soirée Black-Blanc-Beur, organisée par Kelma aux Folies Pigalle. En vérité, rares sont ceux qui s'aventurent dans les bars du Marais. Et Fouad Zeraoui d'expliquer : " Il y a un fossé social et générationnel entre l'homosexualité blanche et bourgeoise des bobos du Marais et l'extrême difficulté à s'assumer des jeunes de banlieue. "
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# Posted on Friday, 25 August 2006 at 8:35 AM

Edited on Tuesday, 25 March 2008 at 11:10 AM

La vie cachée des beurs gays, partagés entre leur sexualité et leur culture d'origine.

Ils affichent leur corps pleine page dans les magazines homos. Ont leur site Internet comme toute la nébuleuse gay. Des soirées "tea dance" leur sont spécialement dédiées dans les boîtes les plus branchées de la capitale, où leur look "racaille macho", en Ellesse ou Adidas, fait fureur : les gays beurs sont devenus le fantasme tendance dans la communauté gay parisienne. Et pourtant, ces enfants d'immigrés vivent toujours cachés.

Etre gay se vit souvent douloureusement dans les milieux d'origine maghrébine. Quand ils découvrent leur homosexualité à l'adolescence, ces jeunes se sentent bien souvent perdus, piégés dans un environnement où le mariage et la famille, dans le respect des traditions musulmanes, demeurent un modèle. La fidélité à l'islam reste primordiale, et on ne plaisante pas avec l'interdit religieux. "Homosexualité et islam ne sont pas compatibles. C'est toujours considéré comme un grave péché", soutient Abdel T., étudiant en DEUG d'arabe. Ils sont donc rares à "avoir rompu le cordon de la peur" en faisant leur "coming out" dans leur famille, comme Fouad Zeraoui, président de l'association Kelma (la parole, en arabe). Le double jeu est pour eux une question de survie.

Naïm A. est de ceux-là. Avant d'avoir son premier rapport homosexuel, à dix-neuf ans, il était un "hétéro qui n'avait jamais pensé à ça", raconte le jeune président de l'association Youghourta (nom d'un guerrier algérien). D'autres rencontres ont suivi, dans des lieux plus anonymes que le Marais. voir séquence

Société "J'ai mené une double vie : à Paris, un petit cercle d'amis beurs gays. Et, dans ma cité de Saint-Denis, j'avais des petites amies pour donner le change." Le jour où il a commencé à travailler, il a déménagé à Paris "pour pouvoir vivre sans être coincé"et "s'échapper de cette galère".

La "galère", Halim K., lui, est en plein dedans. Ce tout jeune manager travaillant dans une grande chaîne de restauration rapide a été "grillé" par sa s½ur. Cette dernière a découvert il y a trois semaines, dans l'historique de l'ordinateur familial, les adresses de certains sites gays. Sommé par sa mère de s'expliquer, il a "avoué". "Ma mère a voulu me marier, mais j'ai refusé, se souvient-il douloureusement. Ça a été une déchirure terrible : je suis renié et j'ai été forcé de partir." Karim S. a vécu la même rupture avec ses parents, à dix-huit ans. "Mon père pensait que j'allais me soigner. La réaction la plus violente a été celle de ma mère. Quand elle a compris que je resterais gay et que je ne ferais pas d'enfant, j'ai cessé d'exister", relate ce jeune commercial aux yeux clairs.

L'ambiance de la cité pèse aussi fortement. "Pédé", "attay" -"enculé", en arabe- restent les insultes suprêmes entre jeunes des quartiers. L'homophobie y est profondément ancrée. "Quand on est différent, on est bizarre, et donc pédé", assure Naïm A. Abdel N. en a fait la douloureuse expérience dans sa cité de Saint-Denis. "Quand ça s'est su à l'école, les garçons du quartier se sont mis à m'insulter, me frapper, en criant que j'étais "la honte des arabes"." "Contrairement au discours rassurant des associations homos, le pacs et la visibilité n'ont pas tout réglé. En marge de l'homo parisien aisé, il y a toute une frange de jeunes de banlieue pour qui tout reste à faire", assène Fouad Zeraoui.

C'est pour rendre visible cette population gay à part que l'association Kelma s'est créée en 1997. Un lieu de paroles et de rencontres, avant de devenir la première organisation à monter des soirées "black blanc beur" gays. Là, le raï et le rap ont remplacé la house, si prisée par les gays. Timidement, les beurs gays commencent à émerger. Samedi, pour la première fois, deux chars élaborés par leurs soins devaient se joindre à la manifestation parisienne. Simplement pour dire que les beurs gays "existent".

Sylvia Zappi. Le Monde
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# Posted on Friday, 25 August 2006 at 8:37 AM

Edited on Tuesday, 25 March 2008 at 11:10 AM

11 octobre : journée du coming-out

Le 11 octobre c'est la journée du coming-out. Cette journée a pour but d'encourager les gays et les lesbiennes à oser en parler à leur entourage.

# Posted on Thursday, 15 March 2007 at 1:19 PM

Edited on Tuesday, 25 March 2008 at 11:14 AM

LOVE...

...

# Posted on Monday, 19 March 2007 at 10:49 AM